L'école de la double compétence
Technologique et manageriale


Parfois, il suffit d’un simple événement pour se découvrir une vocation. C’est ce qui est arrivé à Charles Secchi (Ionis-STM promo 2017). Aujourd’hui étudiant de la filière Management & Ingénierie Informatique, Charles s’est découvert des talents de manager en 2014, à l’occasion de la Nuit de l’Info : une compétition nationaleétudiants, enseignants et professionnels se réunissent toute une nuit durant pour travailler au développement d’une application Web et sur la résolution de différents défis. Depuis sa première participation en 2014, Charles ne cesse de renouveler l’essai. Et l’étudiant ne se contente pas de participer : il parvient à gagner des prix à chaque fois. La dernière édition, en décembre 2016, n’a pas manqué à la règle puisque lui et son équipe se sont une nouvelle fois illustrés. Pour Ionis-STM, Charles a accepté de revenir sur cet épisode marquant dans son parcours, ainsi que sur les qualités requises pour amener une équipe de développeurs au bout de ses limites.

Charles a brillé lors des éditions 2014, 2015 et 2016 de la Nuit de l’Info

Comment t’es-tu retrouvé à participer à la Nuit de l’Info ?
J’étais encore dans mon ancienne école d’informatique. Avec mes amis, nous avons appris l’existence du concours et nous sommes dit pourquoi pas y participer ! Or, quand il a fallu désigner le chef d’équipe, c’est tombé sur moi. Un choix un peu par défaut, il faut bien l’avouer ! (rires) Mais finalement, le hasard n’a pas trop mal fait les choses.

Au départ, dans ton ancienne école, tu te dirigeais vers une carrière dans le développement ?
Oui. À la base, j’étais même un pur développeur. Mais après avoir goûté au management pendant la Nuit de l’Info, j’ai vite compris qu’il fallait que je complète mon bachelor de développement par une formation en management. C’est d’ailleurs comme ça que je me suis orienté vers Ionis-STM.

Au fond, c’est la Nuit de l’Info qui t’a donné un premier aperçu des vertus de la double compétence ?
On peut dire ça comme ça, oui !

Justement, comment s’y prend-t-on pour manager une équipe lors d’un tel événement ?
L’avantage, c’est de connaître tous les membres de l’équipe. Comme nous faisions partie de la même école, je savais déjà qui était qui. Dans un sens, ça peut faciliter les choses, comme ça peut également les rendre plus compliquées par moment…

Comment ça ?
Disons que c’est plus facile sur le plan humain, pour savoir comment parler à telle ou telle personne. Dans la gestion d’une équipe, c’est important d’avoir ce genre de données, de savoir qui peut se brusquer ou pas. Après, c’est compliqué car, quand on fait face à ses amis, on peut parfois pâtir d’un « manque d’autorité », surtout dans les périodes de tension. Travailler toute une nuit sur ce genre de compétition peut être éprouvant. Il faut être capable de gérer les problèmes, qu’ils soient d’ordre techniques ou simplement humains, associés à la fatigue, au stress…

En décembre, tu prenais part à ton ultime Nuit de l’Info. Comment cela s’est passé ?
Très bien ! Cette année, la compétition avait pour partenaire l’association Médecins sans frontières. Comme d’habitude, près d’une centaine de défis ont été lancés. Au sein de mon équipe, toujours composée de mes amis de mon ancienne école, nous en avons sélectionné cinq à relever. Le choix est d’abord effectué par les développeurs : une fois leur liste faite, je m’organise sur la répartition du temps passé sur chaque défi, sur la gestion des docs à établir, etc. Quand on est chef d’équipe, on doit être capable de suivre et mener les différents projets en parallèle.

Conseillerais-tu aux étudiants de participer à leur tour à une Nuit de l’Info ?
Pourquoi pas. C’est surtout intéressant pour les développeurs car ceux qui n’ont jamais fait d’informatique risquent de se sentir largués assez rapidement. Il faut avoir une bonne base technique. Idem pour le chef d’équipe : s’il y a un débat technique sur un défi entre deux développeurs, le chef doit être capable de comprendre la discussion pour mieux trancher. Du coup, cela ne peut qu’être formateur !

Au final, quel est ton palmarès à travers les trois éditions auxquelles tu as pu prendre part ?
En 2014, nous avons décroché une première et une seconde place sur nos défis sélectionnés. En 2015, nous avons atteint par deux fois une troisième place. Enfin, cette année, nous avons deux premières, deux deuxièmes et deux troisièmes places.