L'école de la double compétence
Technologique et manageriale


Mélissa Sari (Ionis-STM promo 2016) a réussi à se hisser à la deuxième place de la seconde édition du Digital Challenge by Banque Populaire Rives de Paris auquel participaient quelques 150 équipes. Une belle performance qui lui a permis de mettre à profit sa créativité et surtout sa double compétence.

De gauche à droite : Karim Abdellaoui, Mélissa Sari et Clément Rebotier

Ton équipe s’est illustrée lors de la finale Digital Challenge. Comment t’es-tu retrouvée à participer à cette aventure ?
Mélissa Sari : Tout a commencé lors de mon stage de fin d’études à la DSI du Groupe TF1, quand j’ai reçu sur ma boîte mail une invitation d’un étudiant, Karim Abdellaoui, à le rejoindre pour ce challenge. En effet, le concours étant proposé sur la plateforme Agorize, les membres du site pouvaient inciter d’autres personnes inscrites sur le site à rejoindre leur équipe. Quand j’ai vu qu’il s’agissait d’un challenge orienté IT, j’ai décidé de répondre favorablement à sa requête, même si je savais que cela allait me demander du temps en parallèle à mon stage. Je n’étais pas la seule à le rejoindre, puisque Clément Rebotier, un étudiant en école de commerce, a également intégré notre équipe pour ce challenge.

Vous vous connaissiez ?

Pas du tout ! Nous nous sommes rencontrés pour la première fois pour le début du challenge, au mois de novembre 2016 ! Ce projet nous a donc permis de tisser des liens. Pour l’anecdote, suite au temps passé ensemble à travailler pour le challenge, Karim a commencé à s’intéresser à Ionis-STM et a même décidé d’y candidater pour poursuivre ses études après l’obtention cette année de sa Licence professionnelle en Banque, Assurance et Finance ! D’ailleurs, il a été accepté et intégrera le cursus Management des systèmes d’information en M1 dès la rentrée prochaine !

En quoi consistait ce challenge ?
La Banque Populaire Rive de Paris demandait aux équipes d’imaginer une application mobile bancaire à destination des « jeunes » de 18-25 ans. Il fallait donc leur proposer une appli avec des fonctionnalités originales et anticiper les contraintes techniques liées à leur mise en place. Comme je viens de la filière Management des systèmes d’information à Ionis-STM, cette thématique s’inscrivait totalement dans mon domaine d’expertise.




Quelles étaient vos propositions ?
Nous voulions montrer au top management que les jeunes avaient de vrais besoins et que cet univers des applications mobiles pouvait être propice afin d’y répondre, qu’il fallait développer cette approche digitale. Comme nous sommes nous-mêmes jeunes, nous avons donc voulu regrouper les fonctionnalités que nous aimerions pouvoir utiliser au sein de notre appli nommée « J-Pop ». Elles n’étaient pas révolutionnaires en elles-mêmes, mais pouvaient s’avérer très utiles pour simplifier la vie des jeunes dans leur gestion quotidienne.

As-tu des exemples de fonctions ?
Bien sûr ! Nous avons ainsi pensé à une fonction « J-Collecte » qui, reposant sur le principe du Pot Commun, permet des mises en place de collectes de façon gratuite, très rapide et sécurisé entre membres de la communauté « J-Pop » grâce à la technologie NFC. Dans le même genre, nous avons également pensé le transfert d’argent via la mise en contact de deux téléphones. C’est très pratique quand, par exemple, on souhaite rembourser un ami très rapidement après avoir pris un verre en soirée. Une autre fonctionnalité est liée à la création d’une micro-plateforme de crowdfunding associée à la communauté : un membre peut mettre en ligne leur projet personnel – l’écriture d’un premier roman, la récolte de fonds pour une association, etc. – et ainsi se voir attribuer des points de fidélité « J-Pop » par les autres membres. Une fois son total de points atteint, il peut se rendre à la Banque Populaire Rives de Paris pour transformer ces points en argent et réaliser son projet. C’est vraiment une fonction centrée sur l’entraide. Au final, je pense que c’est l’aspect à la fois réaliste et réalisable de nos propositions qui a séduit le jury.

En terminant à la deuxième place, qu’est-ce que votre trio a remporté ?
Un week-end d’une valeur de 600 euros chacun ! Mais au-delà du prix, on en retient surtout l’aventure humaine et le gain d’expérience : travailler avec des personnes dotées de profils différents et que l’on ne connaît pas, le tout sur un projet commun comme je le faisais à l’école à travers sa pédagogie par projets, c’est extrêmement formateur !