L'école de la double compétence
Technologique et manageriale

Alors qu’ils vont prochainement se lancer dans leur stage de fin d’études et ainsi compléter leur MBA, les étudiants de la promotion 2017 de Ionis-STM se remémorent leur stage de six mois effectué l’an dernier dans le cadre de leur M1 et reviennent sur ces expériences aussi bien enrichissantes que professionnalisantes. Découvrez l’interview commune de trois représentants de la filière Biotechnologies : Stéphanie Bourdut, spécialisée en E-santé & Management, Kenza Ouali et Florian Caron, tous issue de la spécialisation Marketing & Biologie.

Trois experts de la double compétence : Stéphanie, Florian et Kenza

Où avez-vous pu réaliser votre stage de M1 ?
Stéphanie Bourdut : J’étais au Groupe Rocher où, pour la marque Dr Pierre Ricaud, j’occupais le poste d’assistante marketing & CRM.
Kenza Ouali : Pour ma part, j’étais assistance chef de produit marketing développement international au sein du Groupe LVMH afin de travailler pour la marque Make Up For Ever.
Florian Caron : Quant à moi, j’étais assistant chef de projet SPOC – pour small online private courses  – pour la marque Biologique Recherche. Mais une fois le stage terminé, j’ai poursuivi durant deux mois en CDD au sein de l’entreprise, toujours au même poste.

Comment aviez-vous trouvé ce stage ?
SB :
Tout simplement en me rendant sur les sites de cosmétique qui me plaisaient et en postulant aux annonces disponibles en ligne.
KO : En allant sur un site regroupant principalement des offres liées au secteur de la cosmétique. J’ai ensuite été redirigée vers la plateforme de LVMH sur laquelle j’ai postulé.
FC : Moi, je l’ai trouvé en passant par le site FashionJobs.com.

Quels étaient vos projets et missions ?
KO : Il faut savoir que le Teint sur lequel je travaillais représente 60 % du CA de Make up For Ever. Chez Make up For Ever, je faisais partie du département marketing développement, sous la direction d’un chef de groupe, d’une directrice marketing, du chef de marque et du PDG. Nombre de mes missions se concentraient donc logiquement sur l’aspect stratégique – brainstorming, études de marché, analyses concurrentielles… – afin d’aboutir à des concepts que l’on faisait ensuite valider à la direction. Si les concepts étaient validés, nous préparions un plan marketing pour les lancements de produits, en l’occurrence je travaillais principalement sur des produits prévus pour arriver sur le marché en 2018 et 2019. Une fois les plans marketing validés, nous passions ensuite à une mission opérationnelle englobant les étapes du développement de produit et demandant de travailler avec les différents métiers support pour gérer les achats, le packaging, la formulation, etc. Enfin, il y avait une autre mission à laquelle j’ai moins eu l’occasion de collaborer, c’est « l’aval », qui demande de s’occuper de toute la partie 360, à savoir la communication, le merchandising, les campagnes de lancement, etc.
SB : Étant dans le pôle recrutement de Dr Pierre Ricaud, je devais acquérir de nouvelles clientes pour la marque. Pour cela, je travaillais essentiellement dans le digital, pour la mise en place d’offres commerciales sur le site Internet. L’essentiel de mon activité portait sur le fait de penser en amont ce qui allait être présenté six mois plus tard, en suivant les plans conçus par les équipes marketing et développement. À côté de ça, je gérais également le contenu des trois newsletters hebdomadaires, en devant briefer les équipes créa au préalable. En plus de ces missions, je faisais également un peu de print que nous envoyions directement chez les clientes tous les mois afin de fidéliser celles déjà existantes et en attirer de nouvelles.
FC : Biologique Recherche est une marque professionnelle qui distribue uniquement ses produits en instituts et hôtels de luxe, le tout par le biais d’esthéticiennes formées. Du coup, comme la partie formation occupe une place très importante pour ses clients, la marque a décidé de mettre en place une plateforme de formation en ligne incluant tous les détails des produits, des protocoles de soin, etc. Mon rôle consistait justement à gérer ce projet, que ce soit sur la partie tournage vidéo des SPOC, la partie évaluation des connaissances ou encore la partie technique propre à la création de la plateforme.

Qu’avez-vous le plus apprécié durant cette expérience professionnelle ?
FC :
De gérer le projet ! Bien que supervisé par ma responsable marketing, c’était vraiment moi qui devait le mettre en place. En plus, il s’agissait de quelque chose de nouveau pour la marque : cela demandait donc de réfléchir à tous les points, de découvrir de nouvelles choses et de l’élaborer de A à Z.
KO : Que dire, si ce n’est que j’ai vécu un stage incroyable : je peux même dire qu’il s’agissait du stage de mes rêves ! D’une part, il m’a permis de travailler sur la franchise Teint Ultra HD, qui représente 90 % du CA du Teint chez Make Up For Ever, et sur des produits challengés. C’était quelque chose de très formateur. Évoluer dans le développement stratégique/développement a aussi été passionnant : on se situait juste en dessous de la direction, avec des présentations à réaliser parfois auprès de la chef de marque ou du PDG. C’était donc un poste stratégique à petite échelle. Un véritable métier « pivot », en relation étroite avec de nombreux services, qui demandait de tout connaître du produit et de devenir expert sur chaque domaine. C’était vraiment très gratifiant.
SB : Durant mon stage, l’entreprise n’a pas hésité à me laisser la casquette de chef de projet et j’ai vraiment apprécié ça. Au départ, même si l’offre de stage stipulait les missions que j’allais faire, je ne m’attendais pas à une telle marque de confiance : ils n’ont pas hésité à me confier entièrement des missions, comme par exemple un partenariat à mener vente-privée. Au final, mon maître de stage n’intervenait qu’à la fin du processus, pour valider mon travail ou mes idées, mais elle me laissait la possibilité de décider en amont. J’avais vraiment l’impression d’être un membre à part entière de l’entreprise, pas une « simple stagiaire ».
KO : Je dois dire que j’ai également ressenti la même chose que Stéphanie. Mes deux maîtres de stage m’ont même dit qu’ils me considéraient comme leur égal sur les projets à mener et que nous formions un véritable trinôme, même s’ils devaient toujours valider mes avancées à la fin. Ils me laissaient une grande autonomie très appréciable. De plus, j’ai eu la chance de travailler aux côtés de Dany Sanz, la créatrice et fondatrice de Make Up For Ever sur le développement des gammes de teintes de certains produits. C’est une opportunité que l’on n’a pas tous la chance de vivre car avoir encore la présence de nos fondateurs dans une entreprise est une chose rare. C’est pourquoi pouvoir les avoir rencontrés, avoir pu échanger avec eux et aussi collaborer à leurs côtés fut un véritable privilège et une expérience incroyablement enrichissante.
FC : Même chose pour moi. Quand on se sent important au sein de l’entreprise, cela donne de la force pour mener à bien de telles missions.

Quel cours ou enseignement de Ionis-STM vous a particulièrement été utile lors de ce stage ?
SB :
Sans hésiter, la semaine Marketing Digital d’Audrey Rochas qui nous avait permis d’appliquer directement nos notions en la matière auprès de start-ups. Grâce à cela, j’ai été capable lors de ce stage de comprendre les besoins liés aux réseaux sociaux et, même si je n’ai pas eu à mener de missions spécifiques sur le sujet, j’ai pu rapidement savoir l’identité et le rôle des services de l’entreprise impliqués sur ces questions. En plus de ce cours, je suis obligée de citer l’apport de la gestion d’équipe, que l’on expérimente en continue à Ionis-STM, avec de nombreux projets à gérer en compagnie de gens n’ayant pas le même profil. Cela aide forcément en entreprise, où l’on peut être amené à fréquenter des personnes ne parlant pas forcément le « même langage ».
KO : C’est vrai que cette pédagogie par projets nous force aussi à nous organiser, à devoir respecter les deadlines et à être réactifs. C’est un avantage. En plus de ça, je retiens essentiellement les cours de marketing. Quand on fait du développement de produit, il faut toujours réfléchir à comment le positionner. Or, comme Make Up For Ever propose des produits professionnels à destination du grand public, ces cours m’ont aidé à intégrer cette logique et à mieux comprendre le positionnement établi. Une fois en entreprise, on réalise que ce que l’on a appris à l’école correspond à la réalité du terrain.
FC : Le travail en équipe est une donnée capitale. Il faut être en mesure de pouvoir s’adapter à différents interlocuteurs. Par exemple, pour mener à bien ma mission, j’ai dû échanger avec la plupart des services, y compris ceux de la R&D. Après, toutes les connaissances que j’ai pu acquérir en biologie m’ont servie durant ce stage. Grâce à elles, j’étais en mesure de comprendre comment agissaient les produits proposés par l’entreprise.