Actualités de Ionis-STM Soufiane Faras (promo 2016) : « Il faut voir ce qu’il se passe ailleurs ! » - Ionis-STM

L'école de la double compétence
Technologique et manageriale


Arrivé à Ionis-STM pour étoffer ses compétences en communication, management et marketing via un MBA, Soufiane Faras (promo 2016) est aujourd’hui Medical Science Liaison (MSL) au sein du laboratoire pharmaceutique Allergan. Cet Ancien retrace désormais son parcours, du début de ses études à son poste actuel, et n’hésite pas à livrer de précieux conseils à celles et ceux qui souhaiteraient également marcher sur ses pas. Son leitmotiv ? Apprendre encore et toujours !


Soufiane Faras


Quel chemin vous a mené jusqu’à Ionis-STM ?

Soufiane Faras : Je suis arrivé à Ionis-STM en 2015, après un parcours purement scientifique. J’ai commencé par un Bac S, puis poursuivi mes études par un DUT Génie Biologique. Comme ce dernier débouchait principalement vers un poste de technicien de laboratoire, et que cela ne me convenait pas du tout, j’ai décidé de continuer un parcours plus académique, via une licence de biologie, puis un Master 1 et 2 pharmaceutique en infectiologie et vaccinologie et anticorps thérapeutiques, donc très orientés pharma. À ce moment-là, je me suis dit qu’il pouvait être intéressant de compléter ce côté scientifique avec des connaissances en communication, management, gestion de projet ou encore marketing. Je me suis donc renseigné et j’ai découvert les différents MBA de Ionis-STM. Comme deux anciennes étudiantes de Master avaient choisi de rejoindre l’école un an plus tôt, j’ai décidé de passer un entretien. Durant ce dernier, j’ai eu un tellement bon feeling : mon choix était fait : je voulais intégrer Ionis-STM !


Pourquoi avoir voulu compléter votre profil scientifique ?

Soufiane Faras :Le déclic a eu lieu lors de mon année de Master 2, alors que j’effectuais un stage en recherche au sein d’une start-up, entouré principalement de techniciens de laboratoires et de thésards. D’ailleurs, la finalité de mon Master aurait justement été de faire une thèse… Mais voilà, après avoir côtoyé ces profils-là au quotidien, j’ai réalisé que ce n’était pas fait pour moi : je voulais plutôt pouvoir mettre en lien mon savoir scientifique-pharma avec des clients. Comme j’aspirais aussi à intégrer le monde de l’industrie pharmaceutique, n’étant pas pharmacien, je savais que de nouvelles compétences en communication et marketing allaient me permettre d’augmenter mes chances pour devenir, par exemple, chef de produit. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé.


Que retenez-vous de votre année de MBA ?

Soufiane Faras :Beaucoup de choses ! Durant cette période, j’ai pu aborder un très grand nombre de thématiques, mais j’ai surtout pu m’initier pleinement à la gestion de projet. Quand on sort d’un parcours académique classique, ça change vraiment ! Là où, en faculté, on enchaîne les cours, avec parfois quelques présentations à l’oral, et on restitue le tout sous la forme d’examens écrits, à Ionis-STM, l’accent est davantage mis sur le travail en équipe, avec un système de notation différent. Il y a une plus grande place laissée à la liberté, à la création, aux personnes forces de proposition. Cette approche projet, c’est vraiment ce que je retiens en priorité de cette année. Ça et la bonne ambiance ! L’un de va pas sans l’autre : je pense que la pédagogie par projet oblige à s’ouvrir aux autres, à renforcer ses qualités humaines, à apprendre à devenir plus « facilitateur ».


Quel a été votre parcours à la suite de votre passage au sein de l’école ?

Soufiane Faras :Pour finaliser mon MBA, j’ai postulé à un stage de six mois auprès d’Allergan, une entreprise que deux anciens camarades de Master venaient d’intégrer, sur l’ophtalmologie uniquement. Là-bas, j’ai pu prendre en mains énormément de projets et cela a été une véritable découverte pour moi du domaine pharma. Après ces six mois super intéressants et complets, Allergan m’a proposé de me garder, mais sur un poste de conseiller scientifique & compliance (veille au respect de la réglementation liée aux activités des MSL), plus lié au secteur médical. Ce poste m’a permis d’être plus cross business units (BU). En effet, on trouve trois divisions chez Allergan : l’esthétique médicale, la neurologie et l’ophtalmologie – qui est vraiment le cœur de cible. Avec ce poste, j’étais en lien avec les trois BU car en soutien des conseillers scientifiques présents sur le terrain, les Medical Science Liaison. J’ai ainsi vécu deux années très enrichissantes qui m’ont permis d’apprendre leur métier et de devenir au mois d’octobre 2018 MSL à mon tour, toujours chez Allergan et uniquement sur l’ophtalmologie. C’est un travail qui demande notamment de visiter les centres hospitaliers et d’être au contact des médecins pour travailler avec eux, répondre à leurs besoins. Je m’épanouie dans ces nouvelles fonctions qui correspondent pleinement à mon désir d’évolution professionnelle depuis l’époque de mon Master.


Justement, en quoi consiste le travail d’un MSL ?

Soufiane Faras :Il s’agit d’un métier plutôt méconnu – moi-même, je l’ai découvert en arrivant chez Allergan – et qui peut changer de nom selon les structures – comme « responsable scientifique » par exemple. Pour faire simple, le MSL représente la caution scientifique du laboratoire auprès des médecins. Sur le terrain, tandis que les visiteurs médicaux s’inscrivent dans un rôle de promotion des produits, les MSL vont être là pour apporter des réponses au corps médical : si un médecin a besoin de données scientifiques, on lui transmet des publications, on intervient dans son service pour réaliser une présentation devant le staff hospitalier, etc. Le but, c’est de répondre à ses demandes/besoins et lui fournir des informations dans la littérature récente qu’il n’aurait pas forcément le temps d’aller chercher au quotidien de par la pratique souvent très prenante de son métier. Comme un laboratoire est naturellement amené à développer de nouveaux produits et médicaments, le MSL est aussi présent pour travailler avec différents centres hospitaliers afin de mettre en place des études cliniques et les suivre sur le long terme. Il y a également une facette axée sur le suivi et développement de leaders d’opinion, soit des médecins que l’on va faire intervenir lors de symposiums et congrès. On agit aussi en collaboration avec les équipes marketing sur l’élaboration de documents, en apportant des données scientifiques. Il s’agit donc d’un poste très complet où se mêlent recherches bibliographiques, présentation des données, travail au quotidien avec les médecins, mises en place d’études…


Auriez-vous un conseil aux étudiants ?

Soufiane Faras :Quel que ce soit notre âge, que l’on ait 18 ou 50 ans, il faut toujours être dans une position d’apprentissage constant. De mon côté, je prône surtout le fait d’essayer d’apprendre auprès des autres. C’est d’ailleurs ce principe que j’ai mis en application chez Allergan, en étant au contact de tous les MSL ainsi que tous les services – réglementaire, médical, marketing… – pour apprendre un maximum des gens. Tout le monde possède des compétences sur lesquelles on peut se baser ensuite, personnellement comme professionnellement. Il ne faut donc pas hésiter à aller voir ce que les autres développent, à être force de proposition et à montrer son envie. C’est aussi comme cela que l’on tombe sur les bonnes personnes, au bon moment. Ce leitmotiv est d’autant plus important pour les profils scientifiques plus jeunes cherchant à évoluer dans le milieu pharma car ils auront probablement à devoir travailler sur la communication. Si l’on regarde bien mon travail en tant que MSL, même si le côté scientifique reste ancré, la communication occupe 80 % de mon quotidien, notamment auprès du personnel médical ! Enfin, mon dernier conseil est de s’éclater au maximum ! L’un de mes managers me disait « Si tu viens au boulot sans la passion, autant rester chez toi » : il avait raison. Si l’on est vraiment motivé par ce que l’on fait au quotidien et que l’on vient au travail avec enthousiasme, c’est que l’on a peut-être réellement trouvé sa voie.