Conférence : ne passez pas à côté de la révolution Big Data dans la santé, ce mercredi 6 avril 2022
Aujourd’hui, le Big Data révolutionne bon nombre de domaines et la santé ne fait évidemment pas exception. Il s’agit même de l’un des secteurs où l’abondance et la prolifération de données personnelles vont potentiellement susciter le plus d’innovations et d’applications, mais aussi représenter un enjeu majeur autour de leur protection et de l’éthique liée à leur utilisation. C’est pour aborder cette révolution annoncée que Ionis-STM a décidé d’inviter Maxime Jacquey pour sa prochaine conférence le mercredi 6 avril 2022 à 18 h au Campus Numérique & Créatif Paris Centre du Groupe IONIS. Business Development & Effectiveness Manager chez Sandoz (Groupe Novartis), acteur majeur mondial dans le secteur des médicaments génériques et des biosimilaires, cet invité partagera ainsi son expertise sur ce sujet qui, domaine de la santé oblige, nous concerne tous.
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Des défis passionnants à découvrir
Avec le Big Data, il devient possible de traiter et d’analyser une multitude de données que l’être humain ou les outils informatiques classiques n’étaient jusqu’alors pas en mesure de réaliser. Mais si, pour les acteurs du secteur de la santé, la récupération des données médicales se présente comme une tâche relativement facile, le traitement et l’analyse s’avèrent quant à eux plus complexes. À l’aube de cette nouvelle ère, plusieurs questions se posent : son développement introduit-il réellement un bouleversement dans le système de santé et l’exploitation des données médicales ? Quels sont les nombreux défis techniques et humains qui attendent les professionnels comme les industriels ? Quelle va être la place du patient, du praticien et des représentants politiques ? Pour obtenir des réponses, ne manquez pas cette nouvelle conférence proposée par Ionis-STM !
Ionis-STM présente « Big Data & Santé : vers une révolution majeure ? »
Conférence animée par Maxime Jacquey, Business Development & Effectiveness Manager chez Sandoz.
Le mercredi 6 avril 2022, de 18 h à 19 h 30 au Campus numérique & créatif Paris Centre
95 avenue Parmentier 75011 Paris.
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Inscription obligatoire (dans la limite des places disponibles) sur la page dédiée
Événement également diffusé en live via Teams : https://bit.ly/3wBZlvD
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À propos de Maxime Jacquey :
Diplômé de Grenoble Ecole de Management, Maxime Jacquey a travaillé dans un premier en contrôle de gestion pour le secteur de la publicité. Passionné par la data et secteur de la santé, il décide ensuite de poursuivre sa carrière en ce sens et occupe depuis plus de 7 des métiers de la data dans l’industrie pharmaceutique. Depuis 2019, il exerce en tant que Responsable du développement & efficacité commerciale chez Sandoz, une entité du Groupe Novartis.
Quel projet vous a le plus marqué ?
Sûrement l’un des premiers que j’ai eu à mener, un projet sur l’Internet of Things. Personne ne se connaissait encore vraiment au sein de la promotion et nous devions pourtant travailler en équipe en privilégiant un thème en particulier. J’avais intégré une équipe uniquement composée d’étudiantes et nous avions opté pour le thème de la beauté. Le but était alors d’interviewer des professionnels de ce secteur pour voir comment ils utilisaient l’IoT. Nous avons pu interviewer le CEO d’une start-up qui développait deux solutions : l’une consistait en une protection solaire intelligente, l’autre en un masque pour visage intelligent permettant de mieux prendre soin de sa peau. Nos échanges se sont si bien passés qu’il nous a proposé un poste à chacune. Nous avons alors pu continuer à travailler à ses côtés dans cette startup, en parallèle de notre cursus. C’était une vraie opportunité et je remercie encore cette personne qui a osé nous donner une chance alors que nous sortions toutes d’études purement scientifiques. Quant au projet en tant que tel, il nous a permis d’avoir une très bonne note ! Il s’agissait, en plus, de ma toute première expérience en tant que cheffe de projet. Un très bon souvenir fondateur !
Est-ce que, déjà à cette époque, vous pensiez à traverser l’Atlantique ?
Depuis toujours même ! En fait, je ne me suis jamais imaginée rester en France. Il faut savoir que j’ai grandi dans les Caraïbes, en Martinique, jusqu’à mes 17 ans, et suis ensuite partie dans l’Hexagone pour la poursuite de mes études. Certes, c’est toujours dur de quitter sa famille, mais ce genre d’expérience vous forme. Comme j’avais déjà appris à me « détacher », je me savais capable de faire la même chose à l’étranger. D’ailleurs, j’avais déjà les États-Unis dans un coin de ma tête puisque je m’étais imaginée postuler dans un centre de recherche en génétique à Bethesda, vers Washington, dans le cas où je poursuivrais avec un Master 2 Recherche. Cette envie de partir ne m’a pas quitté en entrant à Ionis-STM, mais il me restait encore à définir quel métier je voulais exercer ! Dès le début du second semestre, j’ai commencé à y voir plus clair en souhaitant m’orienter vers le réglementaire en cosmétique même si ce n’était pas le cœur de la formation – nous avions eu seulement quelques cours sur le sujet en rapport avec les dispositifs médicaux et produits pharmaceutiques. Le stage m’a permis de passer un cap à ce niveau.
Comment s’est justement passé ce stage ?
Je suis parvenue à trouver une entreprise prête à m’accueillir tout en sachant que je ne sortais pas d’un cursus dédié au réglementaire. Il s’agissait d’une entreprise de cosmétique installée à Paris et, par chance, ma manager avait un parcours assez similaire au mien, dans le sens où elle-aussi ne connaissait pas vraiment le réglementaire avant d’intégrer la société et d’apprendre sur le terrain. Elle m’a fait confiance et cela me permet d’être là où je suis aujourd’hui. Sans ce stage de six mois, je n’aurais sans doute pas appris autant de choses. Et à la fin de cette période, j’ai postulé à une offre de consultante dans le domaine du réglementaire. Une ou deux semaines après, le temps de passer les entretiens, je commençais à travailler. Je n’ai pas eu de problème pour trouver un emploi, c’est allé assez vite.
Et comment êtes-vous arrivée chez Sephora à San Francisco ?
En tant que consultante, je travaillais déjà étroitement avec l’équipe Sephora Collection basée aux États-Unis. Et quand ils ont décidé d’ouvrir un poste là-bas en réglementaire, cela m’a tout de suite intéressée. Je n’étais pas la seule candidate, mais j’imagine que le fait de connaître déjà certains projets et l’équipe a sûrement dû faire basculer la décision en ma faveur.
En quoi consiste ce poste de Regulatory Affairs Assistant manager que vous occupez désormais ?
Je dois m’assurer que le produit cosmétique développé est sûr à la consommation et qu’il ne provoque pas, par exemple, de réactions allergiques suite à son utilisation. J’ai également la responsabilité de faire en sorte que les messages revendiqués par le produit, tant sur son packaging qu’à travers les différents supports de communication, ne soient pas « mensongers ». Pour cela, je mène plusieurs types de tests (conso, d’innocuité, d’efficacité, etc.). Mon but est donc que le produit mis sur le marché soit « safe » pour le consommateur et conforme à ce qu’il annonce être. Je travaille ainsi en relation avec tous les services, du développement au marketing en passant par la qualité.
Comme la ville de San Francisco ?
C’est vrai. San Francisco est une super ville. Certes, la vie y est assez chère, mais elle y est tout de même très agréable. On a la mer à proximité, les plages sont facilement accessibles et, à moins de trois heures, on est à la montagne… La ville est aussi assez inclusive, avec une population très mélangée, et plutôt « chill ».
Votre parcours se nourrit de choix forts, de paris tentés et réussis. Quel conseil donneriez-vous aux étudiants actuels de Ionis-STM ?
La première chose qui me vient à l’esprit est justement de ne pas avoir peur. J’entends par là de ne pas craindre de quitter son cocon familial ou autre, d’explorer, de prendre des risques. Par exemple, je n’ai pas vraiment cherché à en savoir plus sur San Francisco avant de tenter l’aventure. Quand j’ai entendu parler de la création du poste, je n’ai pas eu à réfléchir plusieurs semaines ni plusieurs mois, je me suis simplement dit « OK, je tente, je vais voir ce que cela donne et si ça ne marche pas, ce n’est pas grave : je trouverai quelque-chose d’autre à faire ». Ma philosophie est toujours d’essayer, de tenter. Il faut avoir confiance en ses compétences et en soi. C’est comme ça qu’on avance dans la vie, dans sa carrière, et qu’on devient capable de voir plus loin.